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Marc Ravalomanana. A 76 ans, au crépuscule de sa vie, il persiste dans une volonté affligeante de nuire à son pays encore et encore ignorant de ce que "caduque" et "de facto" signifient

Marc Ravalomanana, 76 ans le 12 décembre 2025

Dans le journal « Midi Madagasikara » du 27 août 2025, à propos de l’ancien président de Madagascar, déchu depuis 16 ans, et de la feuille de route de 2011, il est écrit : « Marc Ravalomanana dénonce ainsi les tentatives de faire croire que cette Feuille de route serait obsolète ». Le conditionnel est toujours utilisé lorsque l’on n’est pas sûr soi-même de nos déclarations.

Toujours dans cet article signé Julien R., il est écrit aussi « qu’il (Marc Ravalomanana) insiste sur le caractère toujours légal de ce document fondateur, signé le 17 septembre 2011 sous l’égide de la Communauté de développement de l’Afrique australe, la SADC ».

D’emblée, ma question est : mais où diable était Marc Ravalomanana lors de la tenue du 45è Sommet de la SADC -justement- qui a eu lieu à Antananarivo, le 17 août 2025 ? Il n’est pas possible qu’en tant qu’ancien président de la république, il n’ait pas reçu une invitation. Rien que pour retrouver, par exemple, le roi Mswati III d’Eswatini (ancien Swaziland) auprès duquel il s’était plaint après sa fuite en 2009.

Rappels :

Le 24 mars 2009, Marc Ravalomanana se trouvait au Swaziland. Il a débarqué à l’aéroport de Mbabane, la capitale du Swaziland (à l’époque). Le président malgache en fuite a rencontré le roi Mswati III, dans le but « d’assurer la paix à Madagascar ».

Selon toute vraisemblance, sachant que la situation évoluait de façon irréversible vers son renversement, Marc Ravalomanana avait préparé son “évasion”. Le plan a probablement été élaboré avec les mercenaires de son entourage, notamment des Sud-Africains, qui avaient aussi intérêt à prendre le large en cas de défaite du camp Ravalomanana. Raison pour laquelle aucune de ces “barbouzes” n’a été appréhendée.

Il semble que, le 17 mars 2009, un hélicoptère a quitté Iavoloha, le palais présidentiel, pour se rendre à Tolagnaro [ex-Fort-Dauphin, située au sud-est de l’île]. Là, un avion privé aurait attendu le groupe et l’aurait conduit en Afrique du Sud. On ne savait pas alors que Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs à un directoire militaire. L’homme s’est donc présenté à Tolagnaro comme un Chef d’Etat en exercice.

Les autorités locales, comme d’habitude, ont fait montre de servilité à son endroit, ne s’opposant pas au décollage de l’avion, dont elles ignoraient d’ailleurs la destination. On s’interrogeait, en tout cas, sur les intentions de Marc Ravalomanana vis-à-vis du régime de transition. Le 30 mars 2009, Marc Ravalomanana, président déchu, a participé à un Sommet Extraordinaire de la Troïka de l'Organe de Coopération en matière de Politique, de Défense et de Sécurité qui s'est tenu à Ezulwini, au Swaziland (actuel Eswatini). Ce sommet, dirigé par le Roi Mswati III, alors Président de la Troïka, avait pour but de discuter de la situation politique et sécuritaire à Madagascar.

Sources : Courrier International et La Gazette de la Grande île

En langue malagasy, il est dit : « Ny marina, marina ihany ary iray sy tokana ihany koa ». Il n’y a qu’une seule et unique vérité. Le reste n’est qu’interprétation selon la situation dans laquelle on se trouve. En tant que journaliste d’investigation, je me suis penché sérieusement sur cette fameuse feuille de route de 2011, d’il y a 14 ans, et voici la seule et unique vérité.

Le 11 mai 2012, malgré toutes les tentatives possibles et même inimaginables de Marc Ravalomanana de nuire aux propositions de la Communauté internationale, le Comité Ministériel de l’Organe (CMO) de la Troïka de la SADC, dénommé tout simplement Troïka, a félicité l’achèvement de la mission d'évaluation de l’ONU pour voir le niveau de préparation de Madagascar à organiser des élections libres et équitables.


À cet égard, la SADC a souhaité exprimer sa gratitude pour l'excellent travail accompli par l'équipe de l'ONU. L'achèvement de cette étape a été la dernière d'une multitude d'exemples de réussites-clés au cours des huit derniers mois, pour amener Madagascar plus près de la normalité constitutionnelle, y compris :

1) La signature et l'adoption de la Feuille de Route de la SADC pour mettre fin à la crise à Madagascar et la signature du Cadre de mise en œuvre par 10 des 11 acteurs politiques.

2) La nomination d'un Premier Ministre de consensus parmi les Mouvances d'opposition et la formation d'un gouvernement de consensus représentant toutes les parties prenantes sur une base équitable.

3) La mise en place d'un Parlement de consensus et la nomination du président du Congrès de la Transition parmi l'opposition.

4) La mise en place de la CENIT.

5) L'adoption de la loi d'amnistie.

Cependant, la Troïka a noté, en outre, une tendance inquiétante de certains acteurs et signataires de la Feuille de route qui ont seulement apporté un soutien partiel au processus, lorsque cela convenait à leur personne et aux intérêts de leur parti politique. La Troïka a rappelé que les parties prenantes et les signataires de la Feuille de Route ont une obligation morale politique, en tant que dirigeants envoyés par leurs circonscriptions et le peuple Malgache en général, à mettre en œuvre la Feuille de Route dans son intégralité.

La Troïka était alors demeurée convaincue que la Feuille de Route était la seule voie légitime vers la normalité constitutionnelle et que les retards et les difficultés rencontrés à l’époque et dans le passé étaient liés aux intérêts personnels et des partis de certains des dirigeants des Mouvances et des parties prenantes, plutôt qu’à la Feuille de Route elle-même. Troïka était fermement d'avis que les défis pouvaient être surmontés grâce à un compromis politique mûr et un consensus mutuel.

Considérant ce qui précède, la Troïka a mis en garde toutes les parties prenantes qu'elle prendra les clauses de pénalité nécessaires, telles que stipulées dans la Feuille de Route, contre toute partie prenante qui continue d'entraver l’application de la Feuille de Route.

En allant de l'avant, la Troïka a appelé urgemment la Communauté internationale à fournir l'assistance technique et les soutiens nécessaire en termes de compétence pour veiller à ce que Madagascar tienne des élections libres, justes, crédibles et impartiales dans les meilleurs délais.

À cet égard, la Troïka de la SADC a convoqué d’urgence des réunions de toutes les institutions multilatérales concernées (SADC, UA, UE) et des participants internationaux, qui ont donné leur plein appui à la Feuille de Route, pour que Madagascar s’accorde à propos d'une date pour la tenue d'élections libres, justes et crédibles. Telle était la finalité de la feuille de route signée dans la nuit du 16 au 17 septembre 2011, à l’hôtel « Le Paon d’Or », Mandrosoa Ivato.

Publié par le Bureau de Liaison de la SADC, le 11 mai 2012

Rappels historiques

Au début de l’année 2009, de violentes manifestations provoquent une crise politique. Le 17 mars 2009, à travers une déclaration télévisée, le président Ravalomanana remet le pouvoir  à un Directoire militaire qui le cède aussitôt au Maire de la capitale, Andry Rajoelina. Une médiation internationale favorise un accord entre le nouveau président et les principales tendances politiques, les « mouvances » conduites par les trois précédents présidents de la République. Un accord est obtenu à Maputo, le 9 août 2009, sur une Charte de la Transition qui instaure un Gouvernement d'union nationale pour une période de quinze mois, destinée à favoriser la réconciliation nationale en vue de la mise en place de nouvelles institutions démocratiques. Il s'agit, en fait, d'établir un compromis entre les clans qui se disputent le pouvoir, en substituant l'élection à la violence, qui constitue jusqu'ici la voie normale pour y accéder.

Cette Charte de la transition, signée le 9 août, a été complétée par l'Accord politique de Maputo ; par trois accords complémentaires relatifs à l'amnistie et par une brève Charte des valeurs. Tous ces textes ont été signés le 11 août. Un acte additionnel a été conclu le 9 novembre suivant à Addis Abeba, pour corriger les accords de Maputo en réduisant les pouvoirs du Président de la transition.

Une réunion dite Maputo III, en décembre 2009, confirmait cette tendance. Mais le processus s'est enlisé et le président de la Haute autorité de la Transition a privilégié la conclusion d'un accord, le 11 août 2010, avec une centaine de partis politiques éclos dans l'île, et auquel 178 partis ont souscrit les jours suivants, mais écartant les mouvances des trois anciens présidents de la République.

C'est en application de cet accord qu'un Comité constitutionnel consultatif a élaboré un projet de constitution, qui est présenté le 24 septembre et, après quelques modifications, soumis à référendum le 17 novembre 2010, afin de devenir la Constitution de la IVe République de Madagascar.

Une feuille de route est alors proposée par le Médiateur de la SADC, M. Joachim Alberto Chissano, dans une lettre du 16 février 2011, et adoptée le 2 mars 2011, par 250 chefs de partis politiques, dans le cadre du Dialogue Malgacho-Malgache, mais sans l'accord des principaux opposants.


Devant les difficultés posées par ces derniers, la feuille de route est tout de même précisée et adoptée lors d'une nouvelle conférence, à l’hôtel « Le Paon d’Or » à Mandrosoa Ivato donc, les 16 et 17 septembre 2011. Cette feuille de route est ensuite insérée dans l'ordre juridique interne par une loi n° 2011-014, du 28 décembre 2011.


Sous la pression des médiateurs internationaux, une réunion a lieu aux Seychelles, le 24 juillet 2012, entre le président de la transition Andry Rajoelina et l'ancien président qu'il a déposé, Marc Ravalomanana. Cette rencontre a permis d'élaborer un calendrier prévoyant des élections avant juillet 2013.

Entre-temps, ont été mis en place un Premier Ministre de Transition, un Gouvernement d’Union Nationale de Transition, le Parlement formé d’un Congrès de Transition et d’un Conseil Supérieur de Transition, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI-T), la Cour Électorale Spéciale (CES), et le Conseil de la Réconciliation Nationale.

Enfin, en vue de créer un climat apaisé, la SADC obtient au début de 2013 l’engagement des deux principaux protagonistes de la crise (l’ex-président Marc Ravalomanana et le président de la transition Andry Rajoelina) de ne pas se présenter aux élections présidentielles. Et avec l’appui de la communauté internationale, les élections présidentielles et législatives ont été réalisées en octobre et décembre de l’année 2013, déclenchant ainsi le retour du pays sur le chemin de la légalité institutionnelle, et partant la reprise progressive de la coopération avec ses principaux partenaires, à l’instar de la réintégration de l’Union africaine, de la SADC, du FMI, et de l’OIF.

Source : upr-info : EPU Madagascar 2014-SNU

A présent, quoi que Marc Ravalomanana dise, qu’elles que soient ses démarches auprès d’entités et instances internationales qui doivent bien rire sous cape, la feuille de route signée la nuit du 16 au 17 septembre 2011, n’a plus, par voie de conséquence, sa raison d’être. C’est ce que signifie le terme latin « de facto » par opposition à « de jure » signifiant « de plein droit ». Quant au mot « caduque » ou « caduc », il signifie « qui n’a plus cours », « qui tombe après avoir rempli sa fonction » et ses synonymes sont : démodé, dépassé, désuet, obsolète, périmé, vieux.

Enfin, pour être plus explicite, et dans le domaine du droit, « de facto » est un adverbe signifiant « de fait, par le fait même », mais aussi, « par les faits », « dans les faits » ou encore « dans la pratique ». Ces faits ont été l’élection présidentielle de 2013 à laquelle, ni l’ancien Maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, ni l’ancien Président de la République, Marc Ravalomanana n’ont participé, de leur propre volonté.

Là s’est arrêté le rôle de la feuille de route de 2011, de facto. Personne n’en a plus parlé, concernant les élections présidentielles de 2018 et 2023 auxquelles Marc Ravalomanana était candidat, artisan de sa propre défaite, ayant intimé publiquement les électeurs à ne pas voter.

Ainsi, en ce mois d’août 2025 qui titre à sa fin, cette feuille de route de 2011 est donc devenue doublement caduque.

Enfin, pour démontrer qu’en matière de caducité, ce mot devrait vraiment s’appliquer à sa personne, que diable faisait-il au stade Barea de Mahamasina, lors de la prestation de serment du Président élu, Andry Rajoelina, le 19 janvier 2019.


Puis, en 2023, pourquoi s’est-il présenté à nouveau à l’élection présidentielle qui a vu la victoire du président sortant Andry Rajoelina ?

Exemple de démarche mensongère, spécialité de Marc Ravalomanana


Tena fotoanany izao, Andriamatoa Filoha teo aloha, no hisotronao ronono amin’izay, eo amin'ny resaka politika, fa tena tsy ainao io. Mba marina mafy moa e !

Jeannot RAMAMBAZAFY

Antananarivo, 28 août 2025

Mis à jour ( Vendredi, 29 Août 2025 17:15 )  
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